Proposition n°5

Katia s'avança vers la vampire, brandissant son épée avec détermination.
« -Nooon, hurla la jeune femme, terrifiée. »
Pour la première foi de sa vie, la tueuse, qui avait l'air fatigué de sa tâche, obéit à sa victime et abaissa son arme :
« -Pourquoi ne devrais-je pas? demanda t-elle, sur un ton quand même un provoquant.
-Parce que... parce que je n'ai rien fait, assura Marine.
-Et les gens que tu tues? Ca ne leur fait rien à eux?
-Moi qui croyais que les tueuses savaient...
-Qu'est-ce que je devrais savoir?
-Tu devrais savoir pourquoi les vampires tuent les humains, comment ils vivent et cetera avant de tous les tuer sans réfléchir.
-Très bien, moi qui comptais rentrer tôt ce soir, je vais devoir améliorer ma culture, quelle tuile! Alors, pourquoi vous tuez les humains?
-Parce que leur sang nous fait survivre, sans votre sang, on mourrait.
-Et le sang d'animaux, c'est pas pareil? Franchement je me demande pourquoi j'ai accepté d'écouter tes balivernes...
-Non ce n'est pas pareil, j'ai essayé, et, en plus d'un goût infâme, le sang d'un animal ne sert à rien.
-Comment devient-on vampire?
-On naît vampire, on ne le devient pas.
-Vous avez des enfants?! s'exclama Katia, interloquée, qui connaissait plutôt les vampires comme ils étaient décrits dans les livres.
-Oui, bien sûr, en fait, on vit exactement comme vous, a ceci près qu'on meurt sans boire du sang humain et que notre espérance de vie se situe entre 120 et 150 ans.
-Pourquoi je devrai te croire?
-Pour m'aider.
-T'aider à quoi?
-A tuer tous les mâles.
-Tu es sexiste?! Lança Katia d'une voix moqueuse, amusée malgrès la situation.
-Non mais sans eux nous n'existerions plus depuis longtemps, ils pensent que nous valons mieux que les humains, et nous forcent à avoir des enfants, ils sont ignobles. Il faut que tu me croies, nous avons toutes besoins d'aide.
-O.K, viens chez moi, on demandera à mon père ce qu'il en pense, c'est lui l'intello, moi je me contente de faire le sale boulot. »
Pour la première foi dans l'histoire, une tueuse de vampires avait accepté de parler à un ennemi, de lui laisser la vie sauve et de l'emmener chez elle.
En arrivant devant la porte, Katia se mit à sourire : Vladimir était là. Lorsqu'elles entrèrent, son père lança :
« -Laisse-moi deviner, cette jeune femme est une vampire qui vient de te dire qu'elle n'y est pour rien si elle boit de notre sang, qu'elle y est obligée, et que les mâles sont les vrais méchants pour je ne sais quelle raison, c'est ça?
-Tu vois, je t'avais dit qu'il était très fort. Mais là dad' tu m'épates, comment t'as deviné ?
-Vlad vient d'arriver avec un mâle loup-garou...
-Celui que tu cherchais depuis la dernière pleine lune ? coupa Katia en se tournant vers son ami.
-Ouais, et pour une foi je me suis arrêté quand il a dit au secours. Il m'a raconté qu'il était obligé de manger de la viande humaine toutes les pleines lunes pour ne pas mourir et qu'il n'y a que les femelles qui y prennent du plaisir et qui transforment les humains en loups-garous.
-C'est a peu près la même chose de mon côté.
-Matt, le loup-garou, dit Mauricio en voyant l'étonnement de sa fille, vient de passer dans la machine à vérité, son histoire est donc réelle. Voyons s'il en est de même pour...
-Je m'appelle Marine. »
L'inventeur installa la vampire dans une des nombreuses machines présentes dans son atelier et lui demanda de raconter son histoire. La machine ne réagit d'abord pas puis une ampoule verte s'alluma. Vladimir fit sortir la jeune femme et lui délia les poignets.
« -Il semblerait que nous ayons un problème sur les bras, deux pour être exact, déclara Mauricio.
-Pourquoi ? demanda Matt. Nous pouvons partir sans problèmes.
-Tu ne vis pas au milieu de loups-garous ? questionna Vladimir.
-Si.
-Ils sentiront notre odeur sur toi, tu nous as dit que les femelles avaient leurs instincts même sous forme humaine et que vous allez rarement voir des humains. Elles voudront savoir ce que tu as fait, il va falloir que vous restiez tous les deux avec nous.
-Pas de problèmes, vous pouvez vous installez ici à condition de participer à la vie quotidienne, fit Vladimir.
-Et de pas déranger mes grasses matinées, ajouta Katia. »
Il fut donc décidé que Marine et Matt dormiraient dans les deux lits de la chambre d'amis et que Vladimir irait dormir avec Katia au cas où elle aurait une bagarre sur les bras.

# Posté le jeudi 28 février 2008 12:13

Proposition n°4

« -Ouais, vas-y Jimmy t'es le meilleur ! Plus vite ! »
Tom, était le meilleur ami de James Oners, ce dernier participait ce jour-là à la finale de la course des collèges du département. Le meilleur élève de chaque établissement était présenté. Bien que plus petit que les autres, Jim était largement en tête. Il était à peine essoufflé lorsqu'il passa la ligne d'arrivée, les bras levés en signe de victoire. Tom lui sauta dessus :
« -Bravo Jimmy ! T'es super !
-Oh, ils étaient lents ceux-là !
-Ouais c'est ça, viens on va chercher ta coupe ! »
Lorsqu'il eut reçu sa coupe, James s'en alla, il n'aimait pas faire la fête avec des inconnus, et ses parents devaient l'attendre à la maison. Il monta dans la voiture de la mère de Tom, qui l'avait emmené et le raccompagnait chez lui. En ouvrant la porte il cria :
« -Maman, papa ! J'ai gagné !
-Bravo mon chéri, mais viens donc manger. »
Toujours pareil avec ses parents, ils n'aimaient pas que leur fils s'occupe autant du sport. Ils avaient même essayé de l'empêcher de courir mais cela, ils ne le pouvaient pas. Courir était la passion de Jim depuis qu'il était tout petit.
« -Mike est là ?
-Non ton frère n'est pas là, il est allé chercher sa voiture.
-On l'attend pas pour manger ?
-Non et arrête de poser des questions. Va te laver les mains et on passera à table, dépêche toi. »
Que se passait-il ? Sa mère n'était pas aussi sèche habituellement.
James était un élève brillant de troisième. Il avait toujours était premier de sa classe. Mais contrairement à beaucoup d' ''intellos'', Jim n'était que très rarement plongé dans les livres. Il avait presque quinze ans et s'intéressait beaucoup plus aux filles. Petit de taille mais pas trop, blond, les cheveux coupés court, les yeux bleus, qui semblaient voir à travers les gens, seule sa peau, trop blanche, même en été, ne plaisait pas. Mais ce qui tracassait Jim, c'est qu'il ne ressemblait absolument pas à sa famille. Surtout à Mike. Son grand frère de dix-huit ans avait arrêté les études à seize ans pour aller travailler dans un garage. Lui était brun aux cheveux mi-longs, avec des yeux noirs et une peau très mate.
Une foi sa douche prise, il descendit manger.
« -Maman pour mon anniversaire la semaine prochaine, je pourrai avoir de nouveaux crampons ? Les miens n'ont pas résisté à la dernière course et j'ai une sélection dans un mois.
-Tu auras tes crampons, mais tu n'iras pas à cette sélection.
-Mais pourquoi ?
-Parce que. Tu verras, mais tu n'iras pas. Et n'insiste pas, cette foi on ne cédera pas, intervint son père.
-Mais papa...
-Tais-toi. Finis de manger et montes te coucher. »
James ne discuta pas plus longtemps, quand son père prenait ce ton là, il valait mieux faire profil bas.

Le jour de son anniversaire, il n'eut pas le droit d'inviter ses amis, pas même Tom. Il se passe quelque chose. Mais quoi ?
En milieu d'après-midi, une jeune fille rentra chez eux.
« -Bonjour Irisia, dit la mère de Jim, la voix tremblante.
-Bonjour Jeanne, bonjour Patrick. Je suis désolée mais je n'ai vraiment pas beaucoup de temps. Les adieux ne vont pas pouvoir être longs.
-C'est que... Nous ne lui avons rien dit... On t'attendait
-Me dire quoi ?
-Écoutes, on a pas le temps, prépare ton sac, je ne sais pas si tu reviendras un jour ici, mais je ne crois pas. Je t'expliquerai une foi arrivés.
-Mais...
-Fais ce qu'elle te dit mon grand.

# Posté le jeudi 28 février 2008 12:11

Proposition n°3

« -Bonsoir monsieur, dit une voix féminine qu'il ne connaissait pas.
-Bonsoir madame...
-Mademoiselle.
-Alors bonsoir miss. Que puis-je pour toi ?
-Je... Saurais-tu où je peux trouver un hôtel ? Je suis tombée en panne pas loin d'ici, je ne veux pas rouler la nuit, il faut donc que je me trouve un endroit où aller.
-Il n'y a pas d'hôtel à Sinistra, la ville est petite et les touristes rares.
-Tu... je ne veux pas paraître... enfin, aurais-tu une place pour moi chez toi ? »
Nous y voilà.
Laurent savait que les explications de son interlocutrice étaient mensongères. Il savait que ses yeux bruns, ses cheveux coupés courts, noirs, la forme angélique de son visage, son teint mat, tout chez lui, n'était que beauté. Toutes les femmes se retournaient sur son passage. Il était la séduction même. Beaucoup de filles d'une vingtaine d'années l'abordaient, comme venait de le faire celle-ci. Il les repoussait toujours. Mais ce soir-là, il n'avait pas envie de rester seul. Et les courbes de la jeune femme l'attiraient. Ainsi :
« -Ce serait un honneur pour moi de recevoir chez moi une femme d'une aussi grande beauté.
-Merci, répondit la fille, rougissante.
-J'allais justement rentrer, viens avec moi. »
Il lui prit délicatement la main et l'entraîna. Ils marchèrent ainsi une dizaine de minutes et arrivèrent devant une petite maison. Les volets fermés dont la peinture s'écaillait et le terrain qui, contrairement aux voisins, n'était pas tondu, donnait une impression d'abandon. Laurent poussa la porte et entra, suivit de la jeune femme. Il lui montra la cuisine, le salon, la salle de bain, et enfin, sa chambre.
« -Je suis désolé, je n'ai qu'un lit, on va devoir le partager.
-Oh, ce n'est pas grave. »
Ses yeux reflétaient le désir à chaque foi qu'elle regardait Laurent.
« -Je... Quel est ton nom ?
-Laurent... le tien ?
-Eléonore. »
Laurent sentait le désir qu'il provoquait chez Eléonore. Il dut s'avouer qu'il n'était pas indifférent à son charme. Ses cheveux bruns coupés en léger dégradé qui venaient caresser ses épaules, ses yeux verts qui le fixaient, son visage en forme de coeur, sa peau blanche... lui plaisaient.
Ils ne se retinrent plus, tous deux obéirent au désir. Il se pencha vers elle pour l'embrasser tandis qu'elle s'abandonnait dans ses bras. Leur étreinte était passionnée, leur baiser profond. Il la souleva et l'emmena vers le lit, où il l'allongea. Mais :
« -Non, gémit-il, je ne peux pas. »
Eléonore le regarda sans comprendre.
« -Je suis désolé ma douce, mais j'ai peur.
-De quoi mon ange ?
-J'ai peur de tomber amoureux.
-Je le suis alors...
-Je ne veux pas te faire du mal.
-Pourquoi dis-tu cela ?
-Je ne peux pas t'expliquer, pas de suite. »
La jeune femme s'assit sur le lit, Laurent debout devant elle, elle entoura ses jambes des siennes, et défit les boutons de son chemisier décolleté, elle l'attira à lui :
« -Moi, je n'ai pas peur, lui souffla t-elle à l'oreille avant de l'embrasser. »
Laurent se détendit peu à peu.
Le lendemain matin, Eléonore s'éveilla dans ses bras, elle le réveilla d'un doux baiser.
« -Il est temps que je parte. »
Elle n'avait dit ça que pour l'entendre lui répondre :
« -On dit que la nuit porte conseil.
-Et alors ?
-Que t'a t-elle conseillé ?
-J'aimerais savoir ce qu'elle t'a conseillé à toi.
-De te garder près de moi.
-Et elle m'a conseillé de rester. »
Laurent sourit.
« -Mais dit moi, qu'as tu refusé de me dire hier soir ? »
Une ombre passa sur le visage de l'homme.
« -Crois-moi, si pouvais je te le dirai.
-Tu sais il est rare que j'écoute les conseils alors...
-C'est du chantage ?
-J'ai appris en le pratiquant souvent que c'est très efficace.
-Je t'en supplie ne me force pas à te le dire, s'il te plaît.
-Pourquoi ?
-Tu partiras si je te le dis, ou tu n'y croiras pas.
-Dis-moi, tu peux être sûr que sinon, je pars sans attendre. »
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 28 février 2008 12:09

Proposition n°2

Mon nom est Léa. Je suis une ancienne. Et j'étais là bien avant vous.
Léa s'avança discrètement dans la ruelle, elle avait vu les deux jeunes. Ils devaient avoir la quinzaine, et ils lui plaisaient beaucoup.
« -Ce n'est pas prudent d'être dehors à une heure pareille.
-De quoi j'me mêle ? Non mais elle s'y croit celle-là, répondit le jeune garçon.
-Cette ruelle est sombre, et isolée, c'est dangereux. »
Le garçon s'avança, pensant découvrir une femme âgée de la quarantaine, habituée à faire la morale. Au lieu de quoi, il découvrit la plus belle créature qui soit : brune, avec un léger dégradé qui retombait sur ses épaules, des yeux noirs dans lesquels il y avait quand même de la chaleur, un petit nez adorable, une bouche sensuelle et des dents blanches, un visage en forme de coeur, une peau blanche qui avait l'air si douce... De plus son décolleté plongeant na gâchait rien, et sa micro mini-jupe non plus. Elle devait mesurer environ un mètre et soixante cinq centimètres. Elle était splendide.
« Pourtant il y avait quelque chose dans sa voix, elle avait l'ait vieille, sage. » pensa le jeune.
« -Vous...vous avez raison... on... on va partir, bégaya t-il.
-Partir... non pas toi, ta petite amie oui, mais toi tu vas rester avec moi.
-Pourquoi ?
-Parce que je l'ai dit, allez, va t'en, ajouta t-elle à l'adresse de la jeune fille. »
Une fois celle-ci partie, elle empoigna le garçon par un bras et l'entraîna. Elle s'arrêta devant une maison sinistre. Elle entra et appela :
« -Cédric ?
-Ouais ?
-T'as pas un petit creux ?
-Si, mais c'est ton tour de ramener à manger ma belle.
-C'est fait.
-J'arrive ! »
Un homme entra dans la pièce. Grand, les cheveux courts et blonds, les yeux bleus, froids, il était taillé comme un athlète.
« -Je te laisse le goûter...
-Merci.
-Après tout, c'est toi qui la ramené. »
Le jeune garçon, n'en croyait pas ses oreilles, il y avait longtemps qu'il ne croyait plus aux vampires, pourtant, les histoires effrayantes qu'on lui racontait lorsqu'il était petit lui revinrent en mémoire. Il s'évanouit lorsqu'il vit la bouche de Léa s'approcher, ses canines rallongées jusqu'à recouvrir sa lèvre inférieure. Tandis que Léa buvait le sang à sa gorge, Cédric s'approcha, lui saisit le poignet et but à son tour. Lorsqu'ils furent rassasiés, Léa se tourna vers son compagnon et :
« -Tu sais je crois qu'il en reste un peu, on devrait le pomper et le mettre en bouteille, il n'en reste qu'une et le grand rassemblement doit se faire à la maison cette année.
-C'est quand ?
-Dans trois jours, il faut partir en chasse.
-Je m'occupe de pomper pendant que tu chasses. »
Léa sourit et embrassa Cédric, il la connaissait par coeur, il savait qu'elle aimait plus que tout chasser, et il lui laissait toujours ce plaisir.
Trois jours plus tard, Léa et Cédric avaient nettoyé la maison parfaitement, installé des tables, acheté de la vaisselle, remplis toutes les bouteilles vides, installé des tentes et se préparait à accueillir le grand rassemblement. Lorsque, à onze heures et demie environ, tous les invités furent arrivés, Léa réclama le silence et entama un discours :
« -Chers amis, chers frères, chères soeurs, il y avait à présent un an jour pour jour que nous ne nous étions pas vu. Aussi chacun de nous attendait cette réunion avec impatience. Mais je tiens à vous dire que cette année, pour le grand rassemblement, notre maître bien-aimé a enfin accepté d'être présent parmi nous, il y a des milliers d'années que nous ne l'avions pas vu, je vous demande donc d'accueillir avec enthousiasme notre cher Lucifer, le meilleur des démons. »
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 28 février 2008 12:07

Proposition n°1

"Pourquoi l'ai-je embrassé? Tout simplement parce que je l'aimais. Est-ce que je l'aime encore ? Je ne sais pas, c'était si douloureux. Après m'avoir embrassé, il m'avait glissé la lettre dans la poche et était parti en courant. Je ne l'ai trouvée qu'après. Il faut que je vous explique, depuis hier soir ou plutôt ce matin, vers deux heures, je suis une vampire. Je ne suis pas possédée par un démon, non, je suis un démon mais j'ai encore du mal à m'accepter telle que je suis. Sur la lettre il m'a expliqué comment on peut être transformé en cette créature immonde, mais le mieux, c'est que vous la lisiez :
« Marichka,
A moins que je ne trompe, tu trouveras cette lettre quelques heures après que je t'ai quitté. Lorsque tu te seras rendu compte de ce que je viens de te faire, tu marcheras sous la pluie, les mains dans les poches et tu sentiras un papier : ma lettre. J'ai quelques explications à te donner sur ta nouvelle forme de vie. Par exemple peut-être que tu aimerais savoir comment il est possible de transformer une créature de dieu en une créature du diable. Cela est très simple tu as deux choix : embrasser ton compagnon ou mélanger vos deux sangs, mais la plupart du temps, il est plus facile d'embrasser quelqu'un qui t'apprécie que de le forcer à verser son sang. Ensuite je dois te parler des légendes que le monde a fait autour de nous. Tu ne mourras pas si on t'expose à la lumière, si on te brûle ou si une arme à feu te tire dessus. Pour nous tuer les seuls moyens sont la décapitation ou un couteau dans le c½ur. Étant une créature du diable je n'ai jamais eu l'idée ou plutôt l'envie, d'entrer dans une église mais je pense que cela nous est interdit. Si tu refuses vraiment cette existence maudite et que tu préfères ta mort, je te préviens que tu n'as que quelques heures avant d'apprécier ta vie telle qu'elle est.
P.S : Il est également possible pour nous d'entrer chez qui nous voulons, sans invitation. »


Marichka errait à présent dans les rues de Paris. La vampire voulait se tuer, se détruire avant de succomber à sa nouvelle nature, sa nouvelle nature contre laquelle elle luttait. Mais elle n'avait pas le courage de disparaître avant d'avoir vécu. L'humain qu'elle avait été sentait ses forces diminuer à chaque instant, bientôt, elle deviendrait un vrai démon, elle ne refuserait plus de tuer, de boire du sang. Elle se dirigeait vers l'endroit où elle et Carl se retrouvaient avant qu'il ne fasse d'elle un démon. Elle espérait retrouver son créateur, pour qu'il la tue. Mais elle n'avait pas grand espoir qu'il serait là-bas. Pourtant en arrivant :
« -Carl !
-Oui ?
-Pourquoi, pourquoi ne m'as-tu pas tout simplement tuée ?
-Parce nous avons désormais l'éternité devant nous.
-Ne compte pas sur moi pour vivre sous cette forme démoniaque, cracha t-elle, je préfère me tuer.
-Ouais ! Je disais ça moi aussi, au début.
-Tu n'as peut-être pas eu le cran d'en finir, mais moi j'y arriverais, j'aurais le courage.
-Qu'attends-tu alors ?
-J'espérais que tu me dirais comment se libérer de cette existence.
-Le seul moyen, c'est la mort.
-Tu en es sûr ? demanda t-elle d'une voix tremblante. »
Il s'avança vers elle, l'attira contre lui, l'embrassa brièvement, et la repoussa tout aussi brutalement qu'il l'avait enlacé :
« -Certain... je t'ai amené un cadeau.
-C'est quoi ?
-Une jeune fille.
-Que veux-tu que j'en fasse ?
-Que tu boives son sang, je suis sûr que tu es assoiffée.
-Jamais ! »
Le vampire s'avança vers ''le cadeau'', lui attrapa le poignet, et, découvrant son visage vampirique, le mordit.
Buvant le sang il déclara :
« -Tu es sûre?... Oui ? Alors tu as tort : elle a très bon goût.
-Je t'en supplie, aide-moi, tue-moi.
-Si j'avais voulu te tuer, je l'aurais fait depuis longtemps, tu ne crois pas ?
-S'il te plaît, le supplia t-elle.
-Crois-tu que je vais te tuer, n'as-tu donc pas compris que je t'aime, oui Marichka j'ai un c½ur, contrairement à ce que tu à l'air de croire, et c'est toi qui le fait battre.
-Si tu refuses de le faire, je trouverai quelqu'un qui croira à mon histoire... Et qui le fera. »

Au même moment, à l'autre bout de la ville, Julie, qui surfait sur Internet, découvrit la disparition de deux jeunes filles. Craignant alors le pire, elle pensa aux vampires. Elle appela Amélie, Anna, Sylvain et Benoît. Amélie ne répondit pas. Lorsqu'elle leur eut exposé la situation, les trois autres arrivèrent chez elle très rapidement.
Julie fêtait ce jour-là son dix-septième anniversaire. Elle était brune, de petite taille, fine, et sportive. On la voyait rarement habillé autrement qu'en tenue de sport sauf les fois exceptionnelles où elle se rendait au lycée. Son léger dégradé faisait ressortir ses yeux noisette toujours inquiets.
A l'âge de dix ans la jeune fille avait découvert les secrets du mal. Elle était en train de rentrer de chez Benoît, un magnifique soir d'été, un sourire éclatant éclairant son visage. En arrivant devant la clôture de sa maison, elle avait distingué dans le crépuscule deux silhouettes. Papa et maman sont encore en train de faire les fous, avait t-elle pensé. Mais elle avait vu un troisième corps allongé sur le sol, elle s'était approchée silencieusement et avait reconnu sa mère, sans vie, étendue sur l'herbe fraîchement coupée de la pelouse. Elle avait fait quelques pas en avant et avait aperçu une créature partir, elle avait couru vers son père qui était agenouillé sur le sol.
« -Je me vide de mon sang, lui dit-il, mais heureusement, tu es arrivé à temps, la prophétie va s'accomplir.
-Papa, attends, ne bouge pas, je vais chercher les secours, on va t'aider.
-Non, c'est la prophétie, je dois t'expliquer.
-Mais tu saignes !
-Laisse...la prophétie...dans le tiroir du haut...mon bureau...la clé...mon collier..., furent les dernières paroles de monsieur Thiérès."
Il lui avait tendu sa chaîne, et Julie avait du partir vivre chez Benoît. Elle était souvent revenue nettoyer la maison où elle avait passé son enfance, en attendant ses seize ans, âge auquel elle était repartie vivre dans la maison. Cette dernière était grande, avec deux étages. Les tapisseries étaient usées, le sol avait toujours un aspect sale. La porte d'entrée donnait sur le salon dans lequel il y avait une télé, un lecteur DVD et un canapé usé. Sur la gauche se trouvait la cuisine, avec le vieux frigo, et la vieille cuisinière. Une porte de la cuisine donnait sur une immense salle à manger où il y avait une grande table accompagnée d'une dizaine de chaises aux pieds mordillés. Il n'y avait qu'un meuble, celui où étaient rangés les couverts. Du salon, un escalier montait au deuxième étage où il y avait trois chambres et deux salles de bains. Les draps étaient fatigués, certains même troués, mais Julie les avait toujours connus comme ça et elle ne voyait pas pourquoi les changer.
Anna était une grande blonde de seize ans et demi. Toujours en jupe et bien maquillée, elle se démarquait beaucoup du groupe, tout en y étant très active. Elle était aussi la seule des amis à prendre ses études aux sérieux.
Sylvain était l'aîné du groupe, il avait dix-huit ans et travaillait dans un garage. Et c'était lui qui avait dit qu'ils étaient des « anges ». Il était brun et passionné par le sport mais surtout par le vélo. Il adorait Julie depuis qu'ils avaient fondé leur petit groupe.
Benoît fêtait aussi son dix-septième anniversaire ce jour-là. Il était grand, brun et métis et c'était lui qui, quand Julie lui avait appris que l'enfer était sur terre, trois ans plus tôt, l'avait aidée à faire des recherches pour en savoir plus. Il avait aussi eu l'idée de fonder le groupe, composé au départ de six amis, l'année de leurs quinze ans.
C'était Stéphane qui avait baptisé le groupe, il disait que c'était le bien contre le mal : le paradis contre l'enfer. « Appelons-nous le paradis » avait-il dit quand le groupe était né. Il avait été le premier d'entre eux à partir, tué par un vampire que « le paradis » traquait depuis longtemps, un des seuls à résister aussi longtemps.
Après avoir discuté pendant une heure, les quatre amis conclurent que le clan des vampires venait de s'agrandir d'un nouveau membre, qui avait tué la deuxième jeune fille. Tous s'armèrent de couteaux. Ils se séparèrent en laissant leurs portables allumés pour pouvoir se prévenir si l'un d'eux trouvait des vampires.
Deux heures plus tard, Anna arrivait à l'endroit où les deux démons étaient en train de se disputer. Elle vit le corps de l'une des deux disparues. Elle s'empressa d'appeler ses trois amis qui arrivèrent près d'une demi-heure après.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 28 février 2008 12:03